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Randy Lane
Interview de Randy Lane, ingénieur du son sur la tournée 2007/2008 de Dream Theater
A seulement 22 ans, Randy Lane fait partie des privilégiés qui ont réussi à transformer leur passion en profession.
Après avoir participé à de nombreux projets dans le domaine du son alors qu'il était étudiant, Randy Lane a vite réalisé qu'il ferait carrière dans cette voie. Il a débuté avec la société Audio Services à Jackson dans le Tennessee aux Etats-Unis. Le PDG de cette entreprise a rapidement reconnu le talent le Randy. Il lui a donc confié des projets d'envergure qui ont marqué le début de sa carrière. Deux ou trois ans plus tard, il a eu l'occasion de partir en tournée avec un grand groupe de rock. C'était exactement ce qu'il voulait faire. Cette expérience lui a énormément plus et il est devenu l'ingénieur chef du son de ce groupe. Parce qu'il était bon, d'autres groupes l'ont contacté. Désormais il peut se prévaloir d'avoir travaillé entre autres avec The Spin Doctors, Bush, Fuel, Three Doors Down, Collective Soul, Alter Bridge, Joe Satriani, Eric Johnson, Steve Vai, et Dream Theater. Quand il n'est pas en tournée, Randy aime travailler chez lui en Pennsylvanie.
Actuellement, Randy est en tournée avec le groupe de rock progressif Dream Theater. Dans cette interview, il nous explique comment on devient ingénieur du son et un des piliers qui font le succès légendaire d'un groupe de rock.
Bonjour Randy ! En quoi consiste exactement ton travail ?
Je suis responsable de tous les aspects du son transmis au public. Du choix des micros à l'emplacement des enceintes, je dois régler tout l'équipement sonore du groupe. Sur la tournée “Chaos in Motion” de Dream Theater, j'assure aussi l'enregistrement multipiste de tous les concerts.
Quelle est ta philosophie ? Peux-tu en partager certains aspects avec nous ?
Ma philosophie du son live est très simple : ne pas gêner le groupe et retransmettre le son avec aussi peu d'interférences que possible. Tous les artistes déploient beaucoup d'efforts pour donner le meilleur en termes de qualité sonore et de performance. Mon travail consiste à porter tout cela auprès du public avec toutes les exigences formulées par les membres du groupe.
Peux-tu nous décrire ton matériel (ordinateur, processeur et logiciels) ?
J'utilise Steinberg* Nuendo* sur un portable Dell XPS M1210 équipé d'un processeur Intel® Core® 2 Duo T7600 et de 2 Go de RAM.
Est-ce que le fait d'avoir un ordinateur portable change ton travail ? Est-ce qu'il te permet de faire plus de choses qu'une station de travail ?
Avoir un ordinateur portable est indispensable. Chaque jour, nous devons transporter l'équipement dans une nouvelle ville. Donc il nous faut du matériel facile à déplacer. Mon portable m'a permis d'enregistrer des concerts qu'il aurait été impossible d'enregistrer avec un équipement standard pour des raisons de place et/ou de budget. A part la console, tout mon matériel tient dans un sac à dos, ce qui est pratique pour les déplacements en avion.
Quels composants privilégies-tu pour ton portable ?
Le processeur est un élément essentiel. Les différentes interfaces transmettent à l'ordinateur un volume considérable d'informations qui doivent être transférées sur disque dur. Donc la vitesse de traitement vers le disque est un point critique. Enfin, mon ordinateur doit être solide et fiable car il voyage chaque jour.
Quel autre équipement as-tu intégré à ton ordinateur portable ?
J'utilise des consoles Yamaha PM5D et DSP5D avec l'horloge Apogee Big Ben, des cartes d'interface Yamaha MY16AT ADAT, une interface audio M-Audio Profire Lightbridge ADAT/Firewire, un disque dur externe Lacie de 2 To avec carte Firewire 800 Lacie Cardbus.
Quel serait ton équipement idéal ?
Le mien ! Il est compact et très puissant. Je peux enregistrer 60 morceaux par soir avec un équipement qui tient dans un sac à dos. En plus, je peux mixer un concert très rapidement sur mon portable car son processeur peut traiter toutes les pistes et les plug-ins pendant le mixdown.
Quelles avancées technologiques espères-tu dans un avenir proche ?
J'espère bientôt voir sur le marché des processeurs quatre cœurs pour portables car les plug-ins et effets sont de plus en plus gourmands en puissance de traitement.
Coldcut
Les membres de Coldcut, duo britannique salué par la critique, déclarent que « nous entendons ce que nous voyons ». Mais comment rendre la vision audible ? Seuls ceux qui ont assisté au feu d'artifice audiovisuel créé sur scène par Matt Black et Jonathan More savent ce que cela signifie. Le premier album de Coldcut sorti en 1987 représentait un fascinant hybride musical de hip-hop, techno, électro, dancehall, pop et jazz atmosphérique. La musique de ce duo de producteurs / DJ / animateurs / programmateurs radio constituait une bande-son visuelle colorée. En 20 ans de collaboration, ces touche-à-tout ont étendu leur langage musical et leurs centres d'intérêt. Matt et Jonathan, pionniers du « platinisme », ont même développé des jeux vidéo et des logiciels. Mais c'est avant tout sur scène qu'ils se distinguent par des mix impressionnants et des expériences visuelles novatrices.
« Nous avons utilisé nos bases hip-hop pour appliquer les idées de la production et des performances musicales à la vidéo », explique Matt. Il n'y pas si longtemps, leurs spectacles aventureux n'auraient tout simplement pas été possibles dans leur dimension actuelle. « La baisse du coût de la technologie a beaucoup facilité les choses. Je pense que les machines fournissent désormais les performances dont nous avons besoin, mais elles pourraient être encore plus puissantes. Nous utilisons des applications très exigeantes, principalement des outils vidéo et graphiques en temps réel qui exigent une gigantesque puissance de traitement. Nous sommes toujours à la recherche de machines plus rapides pour appliquer davantage de sons et d'effets en temps réel. »
Les spectacles de Coldcut mettent tous les sens en éveil. « La musique est étroitement liée à l'expérience et à la mémoire. Elle nous permet d'échanger avec notre environnement. Ma musique m'aide à contrôler mon humeur, tandis que les images ajoutent une dimension supplémentaire. Je pense qu'il n'est pas exagéré de dire que le cinéma représente la plus puissante forme d'art puisqu'elle comporte de la musique et des dialogues. Récemment, en regardant « La Dolce Vita » de Fellini, j'ai été transporté dans une réalité et à une époque différentes. Une œuvre d'art est une tentative de partager une expérience individuelle et de partager la conscience de cette expérience. Quand vous découvrez l'art d'une personne, vous prenez la place, à un certain degré, de cette personne. » C'est l'expérience que vivent les fans de Coldcut.
Troy Pierce
Si vous voulez énerver Troy Pierce, dites-lui qu'il fait de la « Techno minimale ». « C'est probablement la pire description de ma musique. Mes sets sont rarement minimalistes. », se défend le DJ, producteur et remixeur américain.
« Je fais de la dance, c'est la seule description qui convient à ma musique. Ce n'est pas de la house, pas de la techno, mais un hybride de cinq styles différents. Le terme Minimal a trop été utilisé et a perdu sa signification. » Ceux qui viennent en masse le voir dans les clubs européens savent ce que Troy Pierce veut dire.
A son arrivée à New York en 1994, le DJ s'est acheté deux platines. Ce fut le début de sa carrière. Qu'est-ce qui a changé pour lui ? « D'un simple hobby, la musique est devenue une profession. J'approfondis mes connaissances techniques. Mon style n'a pas vraiment changé, mais j'ai désormais une approche plus pronfonde », explique Troy, qui a co-fondé le label « Items & Things » (filiale de M-nus) en 2006 avec ses compatriotes Magda et Marc Houle. « Mon activité se répartit ainsi : 60 % DJ et 40 % live. Je change toujours les originaux et mes performances sont différentes à chaque fois. »
Après avoir passé du temps à Chicago, Detroit et New York, cet artiste originaire de l'Indiana décide de s'installer à Berlin en 2002. Pourquoi ? « New York n'a rien à voir avec Berlin. Cette ville me pousse à être différent et à chercher de nouveaux sons et de nouvelles façons de les présenter. Cet environnement est très motivant. Autre avantage : je suis à une heure de Londres, à une heure d'Amsterdam et à une heure et demie de Milan, ce qui me permet de jouer dans toutes ces villes. » Les foules qui se pressent à ses shows montrent avec leurs pieds et leurs corps que la musique de Troy Pierce est tout sauf minimaliste.
Teddy Riley
Depuis le début des années 1980, Teddy Riley est l'une des figures de proue du R&B. Ce touche-à-tout (producteur, compositeur, interprète, musicien, créateur de New Jack Swing et membre des groupes Guy et Blackstreet) est une légende de l'histoire de la musique.
Comment la technologie a-t-elle simplifié votre travail en tant qu'artiste, producteur et compositeur ?
« Je peux travailler partout. J'aime voyager, mais je ne peux pas m'éloigner longtemps de ma musique et de mon travail. J'emporte toujours mon portable et un casque pour pouvoir travailler où que je sois. Je n'aurais jamais imaginé pouvoir être autant créatif loin de mon studio. »
Comment voyez-vous l'évolution de la technologie dans les années à venir ?
« C'est génial de voir que la technologie revient à une source centrale. Tout a commencé avec un AKAI MPC, puis nous avons ajouté d'autres sampleurs, synthétiseurs et boîtes à rythmes pour étendre les capacités de cette machine. Grâce à la puissance des processeurs Intel® et du logiciel Steinberg* Cubase 4*, l'ordinateur reprend sa position centrale et accélère le processus. »
Quels sont vos projets en cours ? Allez-vous travailler sur le nouvel album de Michael Jackson ?
« J'ai travaillé sur le nouvel album de Blackstreet, avec Adida et avec le groupe FOH pour un projet d'animation japonais. Je prévois toujours de travailler avec Michael Jackson dans l'avenir. »
L'année dernière, vous avez célébré le revival du New Jack Swing. Comment c'était et qu'est-ce qui a changé pour vous musicalement ?
« La musique est revenue à sa forme la plus rare. Elle était déformée et avait besoin d'aide. La nouvelle génération recherche la qualité des productions des années 1980 et 1990, c'est ce qui nous a vraiment remis sur le devant de la scène. »
Parlons un peu de R&B : appréciez-vous l'évolution de ce style ?
« Non, pas du tout. Il y a quelques années, on comptait plus de 100 groupes. Il y a aujourd'hui moins de 50 artistes actifs. Le R&B a perdu son impact. Avec le revival des années 1980 et 1990, ce style inspire une nouvelle génération d'artistes et, en même temps, aide des artistes établis à préparer le terrain pour l'avenir. »
Jordan Rudess
Jordan Rudess balance entre musique old-school et technologie numérique. Ce claviériste de génie principalement connu pour faire partie du groupe de métal progressif Dream Theater a reçu une formation de piano classique puis s'est tourné vers des instruments comme le synthétiseur Minimoog*. C'est alors qu'a commencé son intense histoire d'amour avec le son. « Je ne me suis jamais considéré comme un technicien, car c'est l'aspect créatif de la musique qui m'a toujours intéressé. Pourquoi je me suis impliqué dans la technologie ? Pour reproduire les sons présents dans ma tête. »
C'est ainsi que Jordan a pénétré dans l'univers des instruments virtuels, à la fois très enthousiaste et un peu sceptique. « Les outils évoluent si rapidement que les musiciens qui travaillent sur ordinateur ont du mal à suivre la tendance. Auparavant, quand j'achetais un synthétiseur, je connaissais à fond toutes ses possibilités. Aujourd'hui, c'est un peu différent. Je possède de nombreux outils (matériels et logiciels) et il est impossible de se plonger dans toutes les options qu'ils offrent. Dream Theater devrait prendre une année sabbatique pour apprendre. Si vous m'aviez demandé il y a quelques années si je pouvais différencier le son des instruments virtuels et des vrais instruments, je vous aurais répondu oui. Aujourd'hui, ça m'est absolument impossible. »
Jordan Rudess apprécie-t-il la musique créée avec cette nouvelle génération d'instruments ? « Un tout nouveau genre de musiciens a fait son apparition, des gars qui n'ont jamais suivi de cours. Ils sont à l'aise avec les ordinateurs et très créatifs. L'ordinateur représente un tout nouvel instrument associé à de nouvelles façons de faire de la musique. Mais je pense qu'il est important d'avoir une perspective d'ensemble et de profondes connaissances pour créer de la qualité. »
Jordan en action : [WMV, 5,5 Mo], [MOV, 9,2 Mo]
Booka Shade
« Un fan belge nous a fait le plus beau compliment en nous disant que, lorsqu'il écoute notre musique, ses pieds dansent au sol mais sa tête est ailleurs. C'est exactement ce que nous recherchons : créer une musique aussi bien adapté aux clubs qu'à votre salon », nous explique Arno Kammermeier, membre du duo berlinois Booka Shade avec son partenaire Walter Merziger. Il s'est associé à M.A.N.D.Y et DJ T pour créer le label Get Physical, référence dans l'univers de la musique électronique.
Si vous surfez sur Internet, vous trouverez toutes sortes de qualificatifs pour décrire la musique de Booka Shade, certains très amusants, d'autres tout simplement dingues. « Je ne trouve rien de pire que ces catégories stupides », se plaint Arno. « Nous faisons de la musique électronique. De nombreuses personnes pensent que ce genre n'est que du boum-boum-boum. Mais pour nous, c'est un autre univers. La musique électronique nous permet d'être beaucoup plus novateurs que la pop. Si vous écoutez attentivement nos morceaux, vous vous rendrez compte qu'ils comportent plusieurs niveaux. Pour les créer, il ne suffit pas d'être DJ, il faut aussi être musicien. »
Les deux membres de Booka Shade ont grandi dans des familles de mélomanes (le père d'Arno officiait dans le Jazz, celui de Walter était fanatique de musique classique). Amis d'enfance, Arno et Walter ont commencé par monter le groupe Synthie Pop. Depuis, Booka Shade est passé par de nombreux changements de style. « Nous deviendrions fous si nous ne devions jouer que de la musique de club. Comme nous ne voulons pas nous limiter, nous composons également pour des films publicitaires pour Levis ou BMW et travaillons avec des orchestres. Nous avons grandi dans les années 1980 et avons écouté Soft Cell, Human League et Depeche Mode (dont nous avons d'ailleurs remixé le dernier single). Mais nous nous intéressons à tous les styles de musique, et cela se retrouve dans notre son. »
Rory Kaplan
Cet homme a tout vu et tout fait en matière de création musicale. Producteur, claviériste studio et live, consultant et découvreur de talents, Rory Kaplan est également un pionnier du son ambiophonique (surround). Au cours de sa longue carrière, il a collaboré avec Michael Jackson, Stevie Wonder, Chick Corea, Herbie Hancock, Queen, Sting et Sheryl Crow, pour n'en nommer que quelques uns.
Il n'a abandonné qu'une seule de ses activités : « Entre 17 et 34 ans, j'étais sans cesse en tournée. J'ai arrêté quand ma fille est née en 1990. Je me suis alors consacré à plein temps au studio. J'ai participé à un concert avec Brian Wilson en 1998 à St. Charles dans l'Illinois pour un spectacle VH1 et je n'ai plus joué en live depuis cet événement. Cela me manque vraiment. » Rory Kaplan n'a maintenant plus de temps pour la scène.
En plus de ses œuvre brillantes, il est également un partenaire important pour Intel. « Je travaille au sein d'une équipe qui apporte son soutien aux arts par le biais de la musique et du cinéma. Nous collaborons avec des artistes, des producteurs et des visionnaires dans leur domaine pour promouvoir la technologie et une qualité audio élevée. Nous avons par exemple créé un partenariat avec la National Association of Recording Arts & Sciences, organisatrice des Grammy Awards chaque année. Nous avons ainsi créé au sein des Grammies la division « Producers ' & Engineering Wing ». Intel nous aidera à former les futurs talents dans les lycées et les universités pour leur montrer que la technologie peut les aider à créer un très bon produit. Nous voulons aussi leur faire écouter des sons qu'ils nous jamais entendu.
La nouvelle génération a grandi avec les fichiers MPEG. Je n'ai rien contre, mais je suis sûr que la plupart des ces ados n'ont jamais entendu les versions originales créées en studio. La différence est vraiment énorme. En expliquant aux jeunes l'importance de la qualité et leur responsabilité d'archivage de la musique actuelle pour le futur, notre industrie pourrait se remettre sur les rails et l'expérience musicale reprendrait ses lettres de noblesse !
Kraftwerk
Comment les technologies actuelles influencent-elles vos concepts musicaux ?
Chaque technologie a sa dynamique et sa spécificité propres qui inspirent de nouvelles idées. Par exemple, l'arrivée des samplers a révolutionné la production musicale. Mais bien sûr le progrès technologique ne s'est pas arrêté là. La polyvalence des systèmes modulaires virtuels actuels en est un excellent exemple. Leurs possibilités vont bien au-delà de celles de leurs prédécesseurs analogiques et ils ont donné le jour à de nouveaux concepts musicaux. Mais le hasard jouera toujours un rôle important dans la production.
Quel équipement utilisez-vous pour vos performances ?
Depuis 2002 et le début de notre tournée MINIMUM MAXIMUM, nous travaillons avec dix portables équipés du processeur Intel® Pentium® M, à la fois en studio et sur scène. Nous utilisons quatre de ces ordinateurs pour le logiciel Steinberg Cubase SX*, les autres pilotant notre système vidéo. La répartition de la charge de travail sur quatre systèmes audio garantit la puissance nécessaire au traitement des signaux entrants du contrôleur MIDI et de synchronisation. Notre principal système d'édition vidéo est constitué de stations de travail équipées de processeurs double cœur d'Intel. Nous testons actuellement la technologie processeur Intel® Centrino® Duo pour nos performances live.
A propos de live, quelle est l'importance de la mobilité dans la technologie musicale actuelle ?
La mobilité de la technologie et la fiabilité des ordinateurs portables ont grandement simplifié les tournées, puisque nous créons tous les sons sur nos ordinateurs puis les manipulons avec des logiciels. Il nous faut très peu de temps pour installer notre matériel sur scène.
La technologie musicale connaît un développement extrêmement rapide. Comment pensez-vous qu'elle va évoluer dans les années à venir ?
Nous ne pouvons pas empêcher la technologie des studios virtuels de progresser. Jusqu'à présent, cette technologie servait principalement à recréer sur ordinateur les éléments et processus des studios matériels. Mais très bientôt, même le dernier appareil analogique vintage sera virtualisé. Nous attendons de voir les résultats des labos scientifiques et des instituts de recherche sur le son qui travaillent depuis plusieurs années sur la réorganisation des processus conventionnels de composition et de production. Certains instruments virtuels comme ceux de Steinberg sont déjà conçus dans cette optique et cette tendance va se poursuivre.
Vous arrive-t-il de regretter le caractère intuitif des équipements analogiques ?
En fait, non. Depuis plusieurs années, nous travaillons quasi-exclusivement avec la technologie virtuelle, ce qui nous permet de prendre notre studio Kling-Klang sur scène. Et comme cet équipement est léger, l'utilisation des synthétiseurs logiciels et des processeurs audio s'est nettement simplifiée. Avec Internet, tous les outils imaginables sont à portée de clic.
Pat Thrall
Pat Thrall, producteur, mixeur et ingénieur, a obtenu la reconnaissance de l'industrie comme guitariste de Pat Travers Band, Hughes/Thrall et Asia, entre autres. En ce moment, il travaille sur plusieurs projets au Studio at the Palms de Las Vegas. Il a récemment remplacé son Mac G5 par une station de travail Mac Pro équipée de processeurs multicœurs d'Intel. Ce changement a eu un certain impact sur ses capacités de mixage, avec une nette amélioration de la vitesse et du traitement de son système audio numérique préféré, Pro Tools de Digidesign.
L'artiste nous explique que « Pro Tools met vraiment l'ordinateur à rude épreuve, car il utilise de nombreux effets et plug-ins RTAS qui dépendent du processeur. La puissance de calcul de mon Mac équipé de la technologie Intel en fait un champion du mixage. Je peux utiliser ces plug-ins sans craindre de bloquer mon ordinateur. »
Il étaye son explication : « Mon ancien Mac sans technologie Intel ne suivait pas la cadence. Il ramait, puis s'arrêtait et je devais alors supprimer certains plug-ins RTAS de la session sur laquelle je travaillais. Je devais renvoyer mes effets vers leurs pistes pour pouvoir ouvrir d'autres plug-ins et obtenir davantage d'effets, égaliseurs, compresseurs, etc. »
Ce processus fastidieux ralentit le travail. En effet, le mixage exige de trouver un rythme et de le garder, comme en attestent les récents remix des classiques de Miles Davis (Evolution Of The Groove, Sony Legacy) ou de Sly and the Family Stone (Different Strokes for Different Folks, Sony Legacy). Pat Thrall, qui a également collaboré avec John Mayer, Backstreet Boys, Steven Tyler, Bono, Dave Stewart, Beyoncé, Elton John, Meat Loaf, Stevie Wonder et beaucoup d'autres sur des projets studio ou sur scène, reconnaît les avantages associés à la technologie d'Intel.
« La puissance de la technologie Intel m'a permis d'utiliser beaucoup plus de plug-ins de réverbération dans Pro Tools, ce qui demande une importante puissance. Je travaille maintenant en temps réel et je n'ai plus besoin de compenser les faiblesses de l'ordinateur. »
C'est une excellente nouvelle pour les projets de mixage de Pat Thrall tels que l'album Strength & Loyalty de Bone Thugs-n-Harmony, celui de Bianca Ryan (gagnante de l'émission America's Got Talent) et plusieurs titres sur le dernier album de Clay Aiken. La puissance de traitement accrue a également eu un effet notable sur un plug-in RTAS spécifique.
« Je crée une banque de sons de batterie avec les produits Toontracks comme l'outil EZ Drummer et les sons Superior, qui sont très gourmands en ressources, tant au niveau de la RAM que du processeur. La version Superior 2.0 prévue pour le début de l'année prochaine comportera de nouvelles banques de sons multipistes enregistrées dans les meilleurs studios de New York. La première version du logiciel Superior comportait des sons de batterie complexes que l'ordinateur pouvait avoir du mal à gérer. Après quelques simplifications, l'utilisation de cet outil est un jeu d'enfant sur mon Mac Intel. Je peux sans aucun problème exécuter en temps réel les jeux de batterie les plus complexes via le plug-in. »
Le premier avantage que Pat Thrall a remarqué avec son nouveau Mac Intel est que son ordinateur démarre beaucoup plus vite. Ensuite, il note une « incroyable vitesse d'exécution dans tous les types de traitement hors ligne et dans l'intégration de fichiers audio dans une session. On remarque une vraie différence. Avant, j'avais l'impression que l'importation de fichiers contenant des sons de fréquence d'échantillonnage élevée durait une éternité, surtout en présence de mes clients. Maintenant, tout va beaucoup plus vite. »
« Quand j'ai mixé l'album de Bone Thugs, les morceaux venaient de trois producteurs et de trois studios différents. J'ai été confronté à des problèmes techniques concernant les fréquences d'échantillonnage et le timing (un producteur estimait qu'un morceau devait être un peu plus lent). Avec mon ancien ordinateur, le regroupement de tous ces morceaux dans une master session aurait pris du temps. » Grâce à son Mac Intel, il a réussi à charger les diverses pistes dans une même session en environ une minute. « C'était extraordinaire ! »
« Cette puissance de traitement supplémentaire facilite mon travail car je n'ai plus à me soucier des limites de l'ordinateur. Les jauges de Pro Tools permettent de connaître en temps réel la charge imposée à l'ordinateur. Avant, je devais constamment les consulter et modifier certains plug-ins ou utiliser des plug-ins de qualité inférieure. Maintenant, je peux utiliser davantage de plug-ins riches. Tout mon travail s'en trouve accéléré. »
Ces améliorations lui permettent de travailler plus efficacement et d'être plus créatif : « Je pense nettement moins à l'aspect technique d'une session. Avant, si mon ordinateur manquait de puissance, je devais créer de nouveaux morceaux, retirer des éléments, enregistrer ces morceaux en temps réel, redéfinir les niveaux, ajuster les nouveaux plug-ins puis, dans certains cas, redémarrer la session.
Pat Thrall conclut ainsi : « Tous ces problèmes avaient un impact sur ma créativité, car l'aspect technique occultait l'aspect artistique. Mais c'est du passé, mon Mac Intel me permet de me consacrer à la musique. Que demander de plus ? »
Allen Sides
Début 2007, la puissance de traitement des processeurs Intel® a joué un rôle essentiel lors d'une session un peu particulière au cours de laquelle l'ingénieur/producteur Allen Sides a enregistré une version studio de la chanson Be Without You (récompensée par un GRAMMY* Award) de Mary J. Blige avec un orchestre symphonique, une chorale et un groupe. Sides a enregistré simultanément 48 pistes en 24 bits/192 kHz sur un même PC. Il doit cet exploit à un ordinateur PCAudioLabs équipé d'un processeur multicœur d'Intel et d'une version spéciale du logiciel SONAR 7 de Cakewalk.
Pour Allen, ce projet est tombé au bon moment. Jusqu'à récemment, aucun outil n'était capable de gérer un tel nombre d'entrées simultanées à une fréquence d'échantillonnage si élevée. Mais quand le producteur Ron Fair lui a demandé de travailler sur la session de Blige, l'ingénieur avait déjà une nouvelle configuration en tête. « J'ai expliqué à Ron que j'étais en contact avec Intel à propos d'un processeur quatre cœurs et qu'un logiciel Cakewalk me permettrait d'enregistrer 48 canaux à 192 kHz. »
Sides a enregistré plus de 400 albums, remporté deux GRAMMY Awards et obtenu six nominations. Il est propriétaire de deux studios plébiscités à Los Angeles (Ocean Way et Record One) qui hébergent régulièrement des sessions pour des artistes de renommée, ce qui le place dans une position idéale pour observer les tendances en matière d'enregistrement. « Nous avions l'habitude d'être bloqués à 44,1/48 kHz et tout à coup presque tous nos projets sont à 96 kHz. Aujourd'hui, nous appliquons des doubles lockups dans Pro Tools à 192 kHz. Mais nous ne pouvions pas enregistrer plus de 32 pistes à 192. »
Jusqu'à récemment... Cette nouvelle augmentation de la résolution fait une grande différence, si l'on en croit Sides, qui est bien connu pour sa quasi-obsession de la qualité audio. Ce musicien a toujours été passionné de son. Il a ouvert son premier studio en 1973 pour produire des démos de qualité parce qu'il trouvait les autres enregistrements assez médiocres. « La différence entre 44,1 et 96 est certainement notable et perceptible mais, pour moi, le passage de 96 à 192 donne des résultats impressionnants. Quand j'ai eu l'opportunité d'avoir un système capable d'enregistrer autant de pistes à 192, je n'ai pas hésité. »
Pour Sides, l'enregistrement à 192 kHz offre une qualité audio numérique proche de l'analogique. « Le 24 pistes analogique est loin d'être parfait, mais il présente une résolution relativement élevée. Un enregistrement sur une de mes consoles Ampex ATR-124, éventuellement avec des sources 16 pistes, surpasse quasiment tous les formats numériques. Mais avec l'arrivée du 192, on dirait tout à coup que les micros prennent vie. On retrouve peu à peu le son originel. Je n'ai aucun mot pour décrire mon plaisir. »
La session s'est déroulée aux Studios A et B du Capitol à Hollywood. Le studio Ocean Way de Sides est très demandé. Il s'en amuse : « Il arrive souvent que je puisse pas entrer dans une salle. Nous avons registré le dernier album des Rolling Stones, d'Eric Clapton, de Paul McCartney, Green Day, Radiohead, Beck, Dr. Dre, Eminem, 50 Cent. Mais le Capitol reste l'un des endroits où je me sens le plus à l'aise pour travailler. »
Pour la session de Mary J. Blige au Capitol (son titre Be Without You a été réarrangé par Ron Fair et Jerry Hey), Sides raconte : « Nous avions 16 violons, quatre violoncelles, quatre altos, une basse acoustique, une basse électrique, trois percussionnistes, des chœurs, une section complète avec flûtes, instruments à vent, trompettes, cors, et Mary J. chantant en live. Nous avons enregistré deux passages complets de son chant sans aucune retouche et avons conservé le second. J'ai travaillé avec Aretha [Franklin] et je peux vous dire que Mary J a beaucoup de talent. »
Le titre Be Without You, qui figurait initialement sur l'album The Breakthrough (récompensé par un GRAMMY Award), a récolté deux GRAMMY : meilleure performance vocale R&B pour la chanteuse et meilleure chanson R&B pour les compositeurs. L'enregistrement du nouvel arrangement supervisé par Sides sera peut-être commercialisé, mais il a avant tout servi à la performance spéciale de Blige lors de la cérémonie des 2007 GRAMMY Awards.
L'ingénieur s'explique : « Nous avons fait une autre version pour les GRAMMY. Il s'agissait d'un pré-enregistrement avec prémixage des cuivres, cordes et percussions stéréo. Pendant la rediffusion, la batterie était en direct, mais ils ont aussi utilisé tous les cuivres, cordes et chœurs. Mary J a chanté en live, accompagnée de cuivres également en live. Je pense que le résultat était bon. »
L'ensemble a été supervisé sur les deux consoles API 1604 vintage de Sides via SONAR exécuté sur une machine PCAudioLabs. Allen partage son expérience : « Grâce à Intel, cet ordinateur spécial avec quatre disques durs fonctionne à la perfection. Je ne connais aucun autre système capable des mêmes performances. Je vais l'utiliser pour mes futurs projets. »
Allen Sides a noté la qualité acoustique supérieure de SONAR en 64 bits/192 kHz dès la première écoute. Pour lui, seule la puissance de traitement de la plate-forme Intel/PCAudioLabs permet de telles performances à ce niveau de bande passante et ce nombre de pistes. « Plusieurs termes me viennent à l'esprit pour décrire cette révolution : plus d'air, plus d'espace, plus de détails à une fréquence élevée et plus d'ambiance autour des instruments. Tous les sons sont plus amples et paraissent plus réels. Tout le monde entend la différence, pas besoin d'avoir l'oreille musicale. »
Toujours à propos de la session du Capitol, il poursuit : « Les cordes se trouvaient dans une pièce séparée, j'ai donc ajouté deux micros Neumann M 50 et des [Neumann] KM 54 à lampe pour le son retour. Dans la grande salle avec les percussions et les cuivres, j'ai utilisé des M 50 et des micros de section. Tout est passé par le préamplificateur de micro, directement vers les convertisseurs avec une légère compression sur la voix et aucune compression sur le reste. »
L'équipement utilisé a donné un goût vintage avec une touche moderne. « Par certains respects, cet enregistrement a un vieux son, en partie parce qu'il y a des tonnes de fuite, ce qui lui donne un côté rétro. Mais il a aussi beaucoup de rythme et de punch. »
Sides a la réputation d'être audiophile. Il nous confie l'être, mais seulement dans l'optique du résultat final. « Je n'hésite pas à passer par des moyens peu conventionnels pour obtenir un résultat plaisant et mélodieux. Je n'ai pas de méthode de travail préconçue, je cherche tout le temps de nouvelles idées. »
L'utilisation de la puissance de la technologie multicœur d'Intel pour enregistrer à la fréquence d'échantillonnage la plus élevée possible peut sembler étrange à un moment où tout le monde semble apprécier les formats compressés destinés aux iPod. Pas pour Sides : « Je suis convaincu que la différence n'a jamais été aussi perceptible. J'explique à mes étudiants de l'UCLA qu'on peut être certain qu'on n'ira pas plus loin. Si vous commencez avec un enregistrement médiocre, il sera totalement inécoutable en bout de chaîne. Ainsi, un excellent enregistrement haute résolution aura un bien meilleur son même en MP3. Il est donc beaucoup plus important aujourd'hui de produire de la qualité. »
En revanche, cela ne veut pas dire que les morceaux enregistrés à une résolution inférieure n'ont aucune valeur. « Vous pouvez augmenter la fréquence d'un morceau enregistré à 48 kHz et obtenir un bon son. Cela ne marche pas aussi bien dans l'autre sens. »
Fred Maher
Avec une certaine application Mac dominant la première période de transition entre l'analogique et le numérique, la production audio sur plate-forme PC a connu un démarrage lent. Fred Maher ne fait pas exception. Ce producteur a commencé par des séquenceurs sous DOS. Comme bien d'autres, il est ensuite passé à Pro Tools, puis il est revenu au PC en 2001 pour un projet avec le système Nuendo de Steinberg pour le groupe Korn. Il n'est depuis pas revenu en arrière.
Maher admet que « ça a tout changé. Quand j'ai découvert Nuendo et les applications basées sur des hôtes, j'ai compris que je n'aurais plus à sortir pour acheter des cartes DSP coûtant dix mille dollars et qui seront dépassées dans un an. » Coïncidence, c'est lors de cette session qu'il a rencontré Tom Bolton de chez PCAudioLabs, à qui il vient d'acheter son tout nouvel ordinateur équipé de processeurs multicœurs d'Intel. « Tom est venu un jour où je devenais fou car rien ne marchait. Je n'y connaissais pas grand chose en PC et Tom a tout arrangé. »
Fred Maher a de nombreuses casquettes : musicien (dans les années 1970, il a été batteur du groupe Material avec Scritti Politti, Michael Beinhorn et Bill Laswell, ces deux derniers étant aussi devenus producteurs), programmateur, compositeur, ingénieur, producteur, mixeur, remixeur et consultant. Il a également rencontré Steve Garth, ancien PDG de Steinberg North America, lorsqu'il a adopté le programme Nuendo. Maher, Garth et Jayce Murphy ont depuis créé OBEDIA (Obedient Media) en vue de fournir à leurs clients professionnels un service (assistance et formation) de qualité pour les outils audio logiciels et matériels.
Pour Maher, sa nouvelle machine PCAudioLabs équipée de deux processeurs quatre cœurs d'Intel est nettement plus puissante que son ancien système. « Je peux exécuter davantage de plug-ins et d'instruments virtuels sans manquer de puissance de traitement. Les sessions complexes sont plus fiables. Avec Windows 64 bits, tout va encore plus vite avec l'accès mémoire étendu. »
Parmi son équipement préféré, on trouve Waves (il est bêta-testeur), les plug-ins UAD1 d'Universal Audio, Cubase et, bien sûr, Nuendo. « J'utilise ProTools et un système LE qui fonctionne à merveille. En revanche, comme RTAS n'est pas aussi efficace que VST, Pro Tools LE ne donne pas les mêmes résultats que Cubase ou Nuendo. »
Quant au matériel périphérique : « J'utilise des cartes audio Lynx Audio AES16 et le convertisseur Aurora 16, tout simplement parce que c'est le meilleur. J'utilise aussi Waves APA [Audio Processing Accelerator], ingénieux kit externe fournissant des fonctions DSP supplémentaires pour leurs plug-ins. Mon ordinateur pourrait être surchargé, mais avec les deux processeurs quatre cœurs, ce n'est pas le cas. »
Même s'il avoue avoir une préférence pour les solutions complètes, Maher utilise quelques appareils externes. « J'ai deux préamplificateurs analogiques vintage comme source d'entrée. De temps en temps, j'utilise un compresseur sur une basse ou une voix. C'est étrange, la technologie numérique offre des outils extraordinaires, en particulier les égaliseurs et les effets comme la reverb, mais les émulations de compresseurs classiques ne sont pas encore au point. »
Le nouveau processeur multicœur d'Intel fournit beaucoup de puissance aux applications basées sur des hôtes. « J'ai essayé d'exécuter 225 compresseurs multibandes Nuendo sur cette machine et j'ai été bluffé par le résultat. Les 8 cœurs de cette configuration donnent des performances exceptionnelles et me laissent de la marge pour l'avenir. »
Maher a déjà eu l'opportunité d'utiliser sa nouvelle machine, notamment sur une bande-annonce DTS pour les disques Blu-ray et HD DVD. « Pour créer cette musique en surround 96 kHz, j'ai utilisé Nuendo sur ma nouvelle plate-forme. Et je vais remixer un des morceaux de l'album This Binary Universe de BT en 7.1 pour une démonstration à la convention AES de Vienne. J'ai aussi composé des titres pour ma partenaire chanteuse Jennifer Crowe. »
Fred Maher explique que le service d'assistance de PCAudioLabs est exemplaire. « Ces gars sont les meilleurs. Si j'ai une question, je les appelle et, en général, ils règlent mon problème rapidement au téléphone. Je les recommande toujours à mes collègues qui veulent créer un système audio. Les artistes ont généralement du mal à s'impliquer dans l'aspect technologique. »
Il étaye son explication : « La première erreur courante consiste à acheter un ordinateur grand public prêt à l'emploi et à essayer de faire du son. Mais en cas de problème, il n'y a personne pour vous aider. Avec PCAudioLabs, plus besoin de s'inquiéter de la compatibilité d'une interface avec une carte mère spécifique, ils s'en occupent pour vous. »
Le producteur nous donne un dernier conseil : « Ça vaut toujours le coup de prévoir 5 à 10 % de plus dans son budget pour se rapprocher de la toute dernière technologie. Avec les puces multicœurs d'Intel, on a assisté à une augmentation phénoménale de la puissance : 100 % entre une machine équipée de deux processeurs Xeon et une machine avec deux processeurs Xeon double cœur, et presque 100 % entre 4 et 8 cœurs. Si vous le pouvez, je vous conseille donc de prévoir une rallonge de budget. »
George Massenburg
George Massenburg, concepteur et fabricant d'équipement, ingénieur, producteur et professeur, est un grand fan d'innovation et de développement d'outils audio numériques. C'est peut-être avec la cassette que Massenburg a commencé dans l'industrie, mais il ne la regrette pas. « Le format d'enregistrement numérique est généralement plus gratifiant pour moi. En particulier, il est idéal pour le montage de performances live. Et je pense que c'est la clé pour réinventer l'industrie musicale : il nous reste beaucoup à faire pour aider les nouveaux artistes à améliorer leurs performances. C'est tellement plus facile avec Nuendo, Protools et Logic qu'avec une cassette ! Je déteste les cassettes, je ne veux plus en voir. Je préfère nettement les outils modernes. »
Pour Massenburg, son nouvel ordinateur PCAudioLabs équipé de processeurs multicœurs Intel® fait partie de ces outils modernes. « Je peux désormais être rapide à 96/24. Cette machine puissante est essentielle dans mon travail. » Il déclare même que le service d'assistance PCAudioLabs a dépassé toutes ses espérances en trouvant une solution à un problème complexe de transfert d'autorisations logicielles entre deux machines pendant la transition. « Tom Bolton est extraordinaire, il a même résolu ce défi. »
En 1972, George Massenburg a rédigé et présenté un article sur l'égaliseur paramétrique. Avec sa société GML, Inc., il conduit des recherches sur les surfaces de travail automatisées, les interfaces graphiques haute résolution, l'automatisation des réseaux pour les environnements de production audio et les standards d'échange automatique de données. Il a conçu, construit et géré plusieurs studios d'enregistrement et contribué à la conception acoustique/architecturale de nombreux autres, notamment Skywalker Sound. Que ce soit individuellement ou en collaboration, il a participé à l'enregistrement de plus de 200 albums au cours des 30 dernières années. Il a été nominé et a remporté de nombreux Grammy* Awards et autres récompenses. En 1998, il a reçu le Grammy du Technical Achievement, titre attribué seulement quatre fois par l'Académie NARAS. Il est actuellement Professeur adjoint au département Recording Arts and Sciences de la McGill University de Montréal (Canada) et conférencier dans de nombreux établissements (Berklee à Boston, Evergreen College à Olympia dans l'Etat de Washington, University of Memphis, Tokyo University of Arts and Music, etc.).
Tous ceux qui ont discuté avec Massenburg savent qu'il a de fortes opinions, et qu'il n'hésite pas à les partager. Il explique qu'il utilise un PC dans le studio d'enregistrement pour deux raisons : pour stopper l'hégémonie d'entreprises comme Apple et Digidesign en encourageant la concurrence et pour la qualité audio. « J'utilise d'autres stations de travail sur la plate-forme Intel car Steve Jobs et Bill Gates ont besoin d'être confrontés à des produits concurrents. La concurrence est source d'innovation. C'est la raison pour laquelle nous actualisons Nuendo et proposons des sessions avec ce programme. En tournée, Protools HD. n'est pas très pratique, alors je prends Nuendo. Mais comme nous savons que les professionnels dépendent en partie de Protools, nous ne devons pas nous laisser dépasser. Malgré cela, l'industrie se développe au-delà de Protools. »
L'ingénieur place la nouvelle machine PCAudioLabs en tête de sa liste des nouveautés capitales : « Elle nous permet de rester au top. J'ai d'excellents convertisseurs. Il arrive souvent que des fichiers BWave aillent directement dans Protools, c'est toujours une partie importante de notre workflow. »
Il précise : « Je ne suis pas autant fan de PC que je le suis d'Intel. De tous les fabricants de puces, Intel est le seul à prendre des risques pour l'avenir. » Les PC de technologie Intel offrent au son professionnel au moins une alternative novatrice d'aller de l'avant. « Avec la croissance exponentielle de la puissance de traitement, nous nous éloignons des puces DSP. Ces dernières étaient importantes pour le modèle commercial Digidesign, car elles obligeaient les utilisateurs à utiliser un certain matériel. Mais un nouveau paradigme devrait très bientôt émerger. Dans peu de temps, les utilisateurs devraient se tourner vers la technologie Intel quand ils auront besoin de plus de puissance. »
Massenburg remarque également que l'industrie du disque est revenue à l'époque où les PC étaient utilisés pour exécuter des séquenceurs. « Aujourd'hui, les plates-formes PC sont plus riches. » Mais il pense que le système d'exploitation doit être amélioré, Apple étant en avance à bien des égards avec MacOS. « Je n'aime tout simplement pas Windows car j'ai l'impression de ne jamais le maîtriser. En plus, ce système semble toujours avoir quatre à cinq ans de retard sur Macintosh. »
La puissance des processeurs d'Intel est d'une précieuse aide pour Massenburg, dont le travail consiste à mettre la flexibilité au service des performances. « Tout ce que nous faisons en studio est en direct. Il faut donc que différentes performances live fonctionnent ensemble dans une même pièce. J'apprécie tout particulièrement le minimum de réglages nécessaires pendant l'enregistrement. Je peux me consacrer à l'écoute de la musique. »
Grâce à l'amélioration de la puissance de traitement, Massenburg enregistre tout en haute résolution. « Je travaille presque toujours à 96/24. Nous avons fait quelques projets en 192, mais nous ne travaillerons plus à 48. Je place généralement plusieurs micros sur les instruments, par exemple trois pour la guitare acoustique ou trois sur l'ampli guitare, et je décide plus tard quel son utiliser. Dans le feu de l'action, j'ai tendance à prendre de mauvaises décisions. C'est la raison pour laquelle nous avons 40 à 50 pistes. »
Même si la puissance est suffisante pour gérer les traitements sur chaque canal, Massenburg explique : « J'évite le recours aux plug-ins pour régler des problèmes d'ordre musical. Aucun plug-in n'est équipé d'un bouton ‘Meilleures performances’ ou ‘Ajouter satisfaction’. »
Qu'il utilise Nuendo ou Protools, « Tout ce que nous enregistrons en 5.1 est ensuite mixé en stéréo. Quand tu travailles sur un morceau, tu peux lire un mix stéréo ou la version 5.1 et apporter des modifications. Au final, tu obtiens un mix stéréo. Si on te demande un mix en 5.1, il te suffit de faire quelques réglages de niveau. »
Massenburg a déjà un œil rivé sur la prochaine innovation. « Nous n'avons pas besoin d'un ordinateur plus rapide, mais d'une surface de travail améliorée et d'une intégration plus ergonomique avec les outils logiciels. Il nous manque vraiment une surface de travail intelligente pour la production musicale. »
Michael Boddicker
Michael Boddicker est un joueur de synthétiseur connu, en particulier pour sa participation aux albums Thriller, Bad et Dangerous de Michael Jackson. Il a également travaillé avec Barry Manilow, Céline Dion, Chicago, et a composé ou interprété de nombreux génériques de films tels que Les aventures de Buckaroo Banzai, Les aventures de Chatran et A l'épreuve des balles.
Michael Boddicker possède le Sol Seven Recording, studio équipé de matériel SSL haut de gamme et établi à Sherman Oaks (en Californie), qu'il utilise pour ses compositions. Mais avec des artistes comme Sting, Lionel Ritchie et System of a Down qui s'y pressent pour enregistrer, il déclare « Je ne pouvais même pas entrer dans mon propre studio ! » Il travaille actuellement sur la huitième version d'un complexe privé, profitant de l'opportunité pour améliorer son système informatique.
Au fil des années, Michael a troqué ses claviers pour des installations moins encombrantes composées de PC. « Je travaille sur PC depuis presque sept ans, depuis la sortie du sampler GigaStudio de Tascam. J'ai commencé par acheter un ordinateur pour y installer GigaStudio, puis j'en ai acheté trois, puis six. Je suis tombé amoureux de la facilité. »
Il explique ce changement ainsi : « Dans une vie antérieure, mon installation pouvait comporter jusqu'à 128 synthétiseurs virtuels ou réels. Mon studio type se composait de 60 synthétiseurs et de deux supports pour clavier. Sur les films Freejack et Les aventures de Chatran, 128 synthétiseurs fonctionnaient simultanément. J'ai remplacé tout cet attirail par trois logiciels GigaStudio. »
Mais l'imperfection des plates-formes PC avait éloigné Michael de cette technologie. Jusqu'à récemment, quand PC AudioLabs lui a permis de retrouver la foi avec une machine équipée d'un processeur multicœur d'Intel. « J'avais mis tous mes PC de côté », rapporte-t-il en faisant remarquer que les limites technologiques avaient eu des répercussions sur sa créativité. « Pendant plus d'un an, je n'ai utilisé aucun synthétiseur virtuel. J'avais rangé tous mes PC dans leur carton. Si je ne pouvais pas jouer mes morceaux avec une souris, sur un clavier, une guitare, un instrument à percussion, ou les faire jouer, alors je n'étais pas intéressé. J'avais atteint un tel degré de frustration que j'ai abandonné cette direction. »
En revanche, il ne tarit pas d'éloges sur sa nouvelle plate-forme d'Architecture Intel® : « Plus qu'un outil, c'est une source d'inspiration. »Le musicien décrit les changements constatés : « Dans Pro Tools, quand je voulais apporter des modifications ou ajouter des plug-ins, je devais arrêter le séquenceur, ce qui me faisait perdre le fil de mes idées. » Mais la puissance de son nouvel équipement Intel lui a ouvert de nouvelles possibilités. « Grâce à ma nouvelle machine, j'ai franchi cet obstacle. Quelle surprise ! J'ai vécu une expérience mystique avec mon nouveau PC. »
Michael avoue que la coupure avec son ancien système lui a ouvert de nouvelles perspectives. « J'ai découvert une approche totalement différente de mon travail. Cette période d'éloignement a été bénéfique. » La suppression des limites de ses anciens PC a étendu sa palette de création. « Je me suis remis à écrire des morceaux qui sonnent comme des partitions d'orchestre. L'inspiration est revenue avec mon nouvel ordinateur PC AudioLabs. Grâce à Pro Tools, GigaStudio et Emulator X, je créer et mixe sans aucun problème. Pour la première fois, je me sens physiquement connecté à l'ordinateur, comme avec un véritable instrument. »
La nouvelle plate-forme de l'artiste n'a rien à voir avec l'ancienne. « Mon ordinateur PC AudioLabs n'a pas planté une seule fois, ce qui n'était pas le cas avec mes anciens PC. J'ai essayé différentes configurations, mais aucune n'a jamais fonctionné avec une telle simplicité et perfection. »
ichael Boddicker n'est pas néophyte mais, en cas de besoin, le service d'assistance de PC AudioLabs répond toujours présent. « Je dois avouer que certaines connaissances me manquent, mais que je ne prends jamais le temps de lire les manuels. Pourtant, quand j'ai appelé Tom Bolton, j'ai eu le sentiment d'être sa priorité. Je suis impressionné par le niveau d'assistance fourni. Il est simplement parfait. J'ai l'impression que je peux téléphoner à tout moment et obtenir une réponse immédiate. C'est un peu comme si un partenaire, un ingénieur ou un orchestrateur m'accompagnait sur chaque projet. »
Nathaniel Kunkel
Avec un ordinateur, vous voyagerez... Cette devise pourrait figurer sur la carte de visite de Nathaniel Kunkel, créateur de Studio Without Walls (SWW), un studio qu'il peut prendre chez ses clients. Nathaniel peut installer son système ingénieux, portable et modulaire partout : résidences (celle de Sting à Malibu étant un exemple notable), chambres d'hôtel, salles d'enregistrement, garages, camions, etc. En fait, partout où il veut et là ou le client se sent à l'aise et créatif.
Le travail de cet ingénieur lui a valu une large reconnaissance dans l'industrie. Il a notamment remporté un Emmy Award pour le concert de Sting (Sacred Love) diffusé sur la chaîne A&E en 2004. Cette performance a été enregistrée et mixée en son surround par Nathaniel sur son système SWW portable. Elle a également fait l'objet d'un DVD (Inside: The Songs of Sacred Love). Nathaniel Kunkel a remporté des Grammy awards pour son travail avec Lyle Lovett, B.B. King, The Trio (Emmylou Harris, Linda Ronstadt et Dolly Parton) et Robbie Williams. Enfin, il a reçu des Surround Music Awards pour ses projets de mixage en surround avec Graham Nash, James Taylor et Insane Clown Posse.
Nathaniel ne se limite pas à l'ingénierie et au mixage. Ce touche-à-tout qui a été formé adolescent par l'un des meilleurs ingénieurs du son, George Massenburg, s'intéresse également à la production, à la composition, au mastering et à la conception en studio. Son expérience dans l'électrotechnique lui vaut aussi d'être approché comme consultant par des fabricants d'équipements.
En 2006, cet homme plein d'énergie a opté pour un Mac* équipé d'un processeur Intel® au centre de son système SWW. Il explique son choix ainsi : « Cet ordinateur m'aide à travailler plus vite, tandis que le processeur ne connaît aucune limite pour le traitement RTAS ». Depuis, il a utilisé sa plate-forme d'Architecture Intel avec Lyle Lovett, The Police, Chris Issak, Miranda Lambert, Graham Nash, I Nine et Diana Ross.
Sans surprise, le SWW est construit autour d'un système Pro Tools, qui s'est imposé comme standard de l'industrie. « Cent pour cent des fichiers que je dois mixer arrivent sur Pro Tools », commente Nathaniel Kunkel, qui possède également la console intégrée ICON de Digidesign. Pour lui, « l'exécution automatique des outils sur cette surface de travail est tout simplement stellaire. »
Nathaniel ajoute que « Jon Connolly, Jerry Antonelli, Rich Nevens et de nombreux techniciens de Digidesign s'occupent très bien de moi. La qualité de l'assistance client de cette société explique aussi que je suis un inconditionnel des systèmes Pro Tools. »
Quels autres logiciels utilise-t-il ? « Mon plug-in préféré est l'EQ paramétrique haute résolution Massenburg MDW. Avec en plus le système 6000 de TC Electronic, je suis un homme comblé. J'apprécie aussi les synthétiseurs virtuels [Spectrasonics] Atmosphere, [Synthology] Ivory et [Digidesign] Strike. » Son système d'Architecture Intel gère certainement de nombreux plug-ins. A ce sujet, il remarque que : « les cinq cartes de mon Mac Intel sont régulièrement pleines. »
L'utilisation du système SWW dépend du projet : « Je n'ai pas de méthode de travail définie. » Il travaille sur des projets de différentes tailles. « Certains projets peuvent impliquer plus de 300 pistes. Dans ce cas, j'utilise deux consoles. Mais cela n'arrive qu'une ou deux fois par an. La majorité des projets tournent autour de 90 pistes. »
Nathaniel a une préférence pour les enregistrements en 96 kHz/24 bits et pour les convertisseurs Lynx Aurora 16 avec carte LT-HD pour créer une interface directe avec le système Pro Tools|HD. « Pour moi, c'est le meilleur convertisseur car il permet d'éviter le 192 kHz. Je pense aussi que l'utilisation d'une source d'horloge Brainstorm DCD-8 est très précieuse. »
Mais pour cet ingénieur, le plus important reste la musique, les outils étant au service de ses idées. « Je reste concentré sur la musique sur laquelle je travaille plutôt que sur les logiciels. Je suis prêt à tout essayer, mais pas question de me reposer entièrement sur un outil. »
Tony Brown and Jeff Balding
Pour de nombreuses personnes, le producteur Tony Brown, basé à Nashville et récompensé par plusieurs Grammy, est « Monsieur Country. » Ce musicien qui a commencé très jeune a joué avec The Oak Ridge Boys et le légendaire Hot Band d'Emmylou Harris. Il a même accompagné Elvis Presley au piano pendant les dernières tournées du chanteur. Il a ensuite travaillé chez RCA, puis a été président du label MCA Nashville où il a élevé la musique country à son niveau actuel en travaillant avec des artistes comme George Strait, Reba Mcentire, Vince Gill, Steve Earle, The Mavericks, Lyle Lovette, Wynonna, Jimmy Buffett et Brooks & Dunn.
Cet artiste présent dans l'industrie musicale depuis plus de trois décennies a grandi avec le son analogique. Pourtant, cela fait cinq ans qu'il est passé à la production audio numérique. « J'ai lutté pendant très longtemps. A Nashville, tout le monde adorait l'analogique. C'est Jimmy Bowen qui a introduit le numérique dans cette ville et m'a convaincu. »
Tony avoue qu'il ne pourrait pas revenir en arrière. « Le son Pro Tools|HD est tellement bon ! Tout le monde disait que le numérique est froid, mais c'est faux. On peut désormais tout faire sur un ordinateur. L'enregistrement est beaucoup plus simple et des opérations qui prenaient des heures sont maintenant très rapides. »
On ne compte plus les récompenses de ce producteur : 150 disques d'or et de platine, des albums plusieurs fois disque de platine et une flopée de singles classés au Top 100. Il vient de créer TBE (Tony Brown Enterprises) et de faire l'acquisition d'un portable Apple Macbook Pro équipé d'un écran 15 pouces et du processeur Intel® Core™2 Duo. « De nombreux compositeurs travaillent chez eux sur Pro Tools. J'ai hâte de leur prêter mon nouveau portable. »
Tony Brown collabore avec l'ingénieur/producteur Jeff Balding, qui affiche aussi un CV impressionnant : Faith Hill, Trace Adkins, LeAnn Rimes, Trisha Yearwood, John Mellencamp, Carrie Underwood et Megadeth ont tous bénéficié de son expérience. Il avoue ne pas être « à l'aise avec le matériel, mais je suis si créatif que j'ai appris à m'entourer de musiciens et d'ingénieurs de talent. J'ai toujours été attiré par les ingénieurs qui vont de l'avant, c'est ce que j'apprécie particulièrement chez Jeff Balding. »
Jeff Balding a très tôt adopté la technologie audio numérique. Il raconte : « J'ai commencé avec Pro Tools au milieu des années 1990. » Il est également un inconditionnel de la puissance de traitement des processeurs multicœurs d'Intel. « Tout comme Tony choisit ses ingénieurs et musiciens, je m'entoure d'outils dont je suis sûr d'un point de vue technique. » Sa plate-forme principale est un Mac Pro équipé de deux processeurs Intel® Xeon® double cœur à 3,0 GHz hébergeant un châssis d'extension Magma qui contient un système Pro Tools HD avec cinq cartes gérant 24 entrées et 48 sorties. Pour l'édition et le mixage, il utilise un Macbook Pro équipé d'un processeur Intel Core 2 Duo à 2,33 GHz et d'une station de travail Digidesign 002 : « Grâce à mon Macbook Pro, j'ai réussi à mixer certains titres complexes du nouvel album de Carrie Underwood Target. »
L'ingénieur apprécie tout particulièrement la puissance de la technologie multicœur d'Intel. « J'ai remarqué que les puces Intel sont encore plus rapides et stables, ce qui me permet de faire davantage de choses et de travailler dans un environnement ultra-fiable. Pendant une session, je n'ai vraiment pas envie que mon ordinateur me lâche, plante ou autre. »
Pourtant, rien ne profite plus à un ingénieur travaillant dans un environnement numérique que l'appréciation du son analogique et la conscience de ses limites. « Ce que j'aime dans l'enregistrement informatique, c'est qu'il capture et conserve exactement ce que vous avez enregistré. Rien ne change une semaine, trois mois ou un an plus tard. Quand vous obtenez le son que vous recherchiez, vous pouvez être sûr qu'il restera dans cet état. Avec le bon ordinateur, vous pouvez être extrêmement efficace et donner rapidement vie à vos idées en studio. Les effets et idées de production qui prenaient des heures en analogique peuvent maintenant être appliqués en quelques minutes. C'est vraiment une des plus grandes avancées technologiques qu'ait connue notre industrie. »
Comme le fait remarquer Jeff Balding, la puissance, la simplicité et la stabilité des outils audio numériques sont au service de la créativité et permettent d'oublier l'aspect technique du travail artistique. « L'enregistrement est un véritable art et j'espère que l'aspect artistique du travail des producteurs, ingénieurs et artistes ne se perdra pas au profit de la technique. Il faut de l'expérience pour choisir le bon micro, le bon ampli, les régler, utiliser un égaliseur qui reproduit le son que vous avez dans la tête, puis capturer ce son dans un environnement pur. L'enregistrement informatique avec des interfaces de qualité permet tout cela. Il est donc important d'enseigner et de transmettre dès à présent cet art aux nouvelles générations. »
Jeff utilise tous les plug-ins disponibles. « Il suffit d'en choisir un pour obtenir un effet. Mais si vous insistez, je dois avouer que j'ai un faible pour les plug-ins UAD. Ce sont simplement les plus précis. »
Le matériel Universal Audio fait aussi partie de ses préférences. « Mon nouveau jouet préféré est leur convertisseur AN/NA [interface audio Master 2192]. Il a un son incroyable. Je peux mettre ce convertisseur sur mon portable, connecter ma plate-forme de mixage à cinq cartes, enregistrer directement sur le portable et obtenir un son stupéfiant. »
Sa vaste expérience pousse Jeff Balding à recommander chaudement les ordinateurs de technologie Intel à tous ceux qui envisagent de se lancer dans l'enregistrement ou qui souhaitent utiliser leurs outils audio au maximum de leurs possibilités. Pourquoi ? « Pour leur vitesse et pour toutes les possibilités qu'ils offrent. Les éditeurs de logiciels utilisent de plus en plus la puissance de ces machines pour créer des applications qui simplifient notre travail et nous permettent de nous concentrer sur la musique. »