Paris – Dans son musée de l’informatique, Intel Corporation a
présenté aujourd’hui plus de soixante-dix projets et concepts en cours
d’élaboration dans ses laboratoires. Ceux-ci touchent notamment à l’écologie,
de la santé, de l’informatique de l’image (visual
computing) et de la mobilité sans fil, domaines où l’entreprise investit en
partie les 6 milliards de dollars qu’elle consacre chaque année à la
recherche.
S’exprimant
dans le cadre de la journée Research@Intel, Justin Rattner, Chief Technology
Officer et Senior Fellow d’Intel, a indiqué que ces projets préfigurent
l’évolution des technologies au cours des cinq prochaines années et qu’ils
façonneront notre rapport à l’informatique et à l’environnement.
Il a en
effet expliqué que la recherche Intel, véritable priorité pour l’entreprise,
ainsi que les sommes qui lui sont consacrées se concrétisent non seulement par de
nouveaux produits pour l’entreprise, mais qu’elle est un moteur pour tout le
secteur. Le processeur Intel® Atom™, par exemple, est né d’un modeste projet
des laboratoires Intel baptisé Snocone, qui portait sur une étude de
faisabilité pour un processeur à très faible consommation électrique. Plusieurs
des fonctions de la technologie Intel® vPro™, destinée aux PC d’entreprise
administrés, sont elles aussi issues de ces laboratoires, de même que ce sont
des travaux réalisés dans les années quatre-vingt-dix par la recherche Intel
qui ont donné naissance à l’interface USB, aujourd’hui omniprésente.
Justin
Rattner : « Intel emploie plusieurs centaines de chercheurs dont les
travaux, alliés à ceux des autres entreprises du secteur, des universités et
des centres de recherche publics avec lesquels nous travaillons, imprimeront
des évolutions importantes au cours des cinq prochaines années. Les exemples de
projets que nous montrons ici aujourd’hui ainsi que le doublement de nos
investissements dans la recherche en dix ans vont accélérer les percées
scientifiques, améliorer les soins de santé, amener à un plus grand respect de
l’environnement, faire progresser l’informatique de l’image et se traduiront
par la possibilité de se connecter à tout l’Internet en sans-fil, sur n’importe
quel terminal et partout dans le monde. »
L’avenir de l’ordinateur est l’informatique de l’image et
le multicœur
Avec le passage graduel des processeurs Intel à deux ou quatre cœurs
actuellement à des puces fortement multicœurs, la généralisation du
parallélisme de traitement (c’est-à-dire le traitement de plusieurs tâches de
front) conduira à une explosion des capacités en informatique de l’image,
notamment pour la 3D, l’analyse immédiate de vidéos tournées en temps réel et
des modes de pilotages plus naturels des appareils.
En partenariat avec la société Neusoft, Intel a
ainsi fait la démonstration de cette évolution appliquée à l’automobile, des
caméras jouant le rôle d’« yeux » pour le véhicule et un ordinateur
multicœur celui de « cerveau ». Les voitures de l’avenir pourront
ainsi détecter d’autres véhicules ou des piétons dangereusement proches et en
avertir le conducteur ou bien prendre elles-mêmes les mesures voulues pour
éviter l’accident.
Or ce type de fonctions nécessite une puissance de
calcul pour l’instant difficile à embarquer et pose des difficultés de
programmation qui relèvent précisément du parallélisme de traitement. Cette
démonstration appliquait le langage de programmation Ct, extension du langage
C/C++ inventée dans les laboratoires d’Intel et qui a en l’espèce permis le
passage transparent de deux à huit cœurs sans ajout de code ni usage de
compilateurs.
La technologie au service de l’environnement
Les chercheurs d’Intel s’efforcent de continuer à
faire progresser les performances des modules et systèmes tout en réduisant
radicalement leur consommation électrique, autrement dit en renforçant leur
rendement énergétique et, par voie de conséquence, écologique. Ils étudient
ainsi une nouvelle technique de gestion électrique susceptible de redéfinir le
fonctionnement et les besoins énergétiques des futurs ordinateurs.
Le principe des technologies sous-jacentes
à cette technique, baptisées collectivement « Platform Power
Management » (« gestion électrique de niveau plate-forme »), est
de surveiller en permanence les variations dans le fonctionnement d’un ordinateur
pour, en dynamique, réduire ou couper l’alimentation des parties de la
configuration qui ne sont pas en cours d’utilisation, par exemple la puce de
connectivité radio et les ports USB. Or les premiers résultats de ces travaux
témoignent de plus de 30 % d’économies d’énergie lorsque le système est
peu actif ou pas du tout. Au cours des prochaines années, les chercheurs Intel
pensent pouvoir atteindre une réduction de 50 % de la consommation
électrique, que l’ordinateur soit fortement ou faiblement sollicité. Cette gestion
électrique au niveau de la plate-forme pourrait un jour s’appliquer à toute la
gamme des ordinateurs d’architecture Intel, des PC de poche (MID) aux serveurs
les plus puissants.
Soins de santé et prévention
Depuis près de dix ans, Intel axe aussi son action
de recherche sur des technologies innovantes qui visent à améliorer
l’accompagnement à domicile des personnes âgées et des malades chroniques. Des
technologies individualisées issues de ces travaux devraient permettre de
réduire les frais de santé correspondants tout en autorisant les intéressés à
participer plus activement à la gestion de leurs soins.
L’un des exemples de cette orientation
d’Intel vers des recherches multidisciplinaires est sa participation au Centre
TRIL (Technology Research for Independent Living). Cofinancé par Intel et les
pouvoirs publics irlandais, ce centre de recherche étudie des technologies qui
pourront autoriser des individus de tous âges de mener une vie plus
indépendante. L’une de ses récentes innovations est la plate-forme BioMOBIUS*,
qui permet aux chercheurs d’élaborer, rapidement et même avec des connaissances
informatiques limitées, des solutions pour la recherche biomédicale.
Autre exemple de solutions concrètes
issues de la recherche Intel, un système d’analyse révèle les principales
caractéristiques de la démarche d’un individu et en déduit le risque relatif de
chute. Il s’agit d’un projet qui reste pour l’instant à l’état de recherche
mais qui pourrait améliorer la qualité de vie et réduire le poids des chutes
accidentelles sur le système de soins et sur la qualité de vie.
La reconnaissance vocale répond à la miniaturisation
Tandis que
les processeurs Intel et les objets nomades continuent de rapetisser, la
demande vis-à-vis des performances et du confort Internet qu’assure un
ordinateur de pleine taille et aux fonctionnalités complètes ne se dément
pourtant pas, au contraire. Les chercheurs d’Intel étudient en l’occurrence des
technologies qui permettront aux PC de poche parmi les plus petits de détecter
leur environnement et d’interagir avec lui, de sorte que ses fonctions ne
soient pas limitées par ses dimensions.
En raison des contraintes inhérentes à la taille de ces appareils, les
interfaces vocales, par exemple, sont particulièrement bien adaptées aux
modèles les plus petits. Les chercheurs d’Intel ont ainsi effectué la
démonstration d’une telle interface pour piloter l’établissement d’une
connexion, entre deux objets nomades et un écran sans fil, et partager de
ressources et de services. En pratique, il s’agit notamment d’énoncer une
commande vocale pour synchroniser un objet nomade avec un téléviseur afin
d’afficher des photos sur ce dernier.
Quelques mots sur Intel
Numéro un mondial du circuit
intégré et du semi-conducteur, Intel met au point des technologies, élabore des
produits et entreprend des actions pour faire progresser en permanence les
modes de vie et de travail. Des informations complètes sur la société sont
disponibles sur le site Internet d’Intel à partir de la page www.intel.fr (en français) ou http://blogs.intel.com
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